Politiques éditoriales

Politique éditoriale générale

Le Cygne noir publie un numéro par année. La revue publie des textes originaux, des traductions, des entretiens et des recensions. Un appel est lancé annuellement pour la constitution du dossier thématique du numéro. Des textes hors dossier peuvent s’ajouter au numéro en varia. Pour soumettre un article, veuillez consulter la section suivante.

D’après la théorie de Nassim Taleb, le « cygne noir » réside en un biais cognitif. La seule observation de cygnes blancs mènerait à la déduction hâtive et erronée que tous les cygnes sont blancs. Ce fut effectivement une croyance longtemps partagée par les Européens jusqu’au 17e siècle, avant qu’ils ne découvrent l’existence de cygnes noirs en Océanie. Ainsi, par extension, chaque signe remettant en question les conventions et les idées reçues est appelé « cygne noir ». Bercée par cette idée, la revue engage l’esprit de la découverte et de la déconstruction, et cherche à mettre en lumière l’imprévisibilité et la sérendipité à l’œuvre dans les processus sémiotiques fondant l’épistémè. En ce sens, la principale mission du Cygne noir est de créer un espace d’échange fécond propice à la confrontation des diverses pensées portant sur le signe en général. La revue s’engage de cette façon dans le processus proprement universitaire de mobilisation et d’avancement critique des connaissances.

Reconnaissant la fragilité disciplinaire des études sémiotiques, le comité de publication encourage les chercheuses et chercheurs à défendre la sémiotique comme une approche (elle-même multiple) capable d’éclairer des objets en tout genre. Ainsi, les articles publiés (1) contribueront à l’avancement des études sémiotiques ou des disciplines connexes en vertu d’une approche sémiotique raisonnée ; (2) seront à jour en ce qui a trait aux théories, méthodes et données ; (3) feront la démonstration d’une compréhension – et référeront à – des travaux existants dans le ou les domaines traités. Tous les champs et disciplines ramifiés aux études sémiotiques peuvent être mobilisés. Les articles de fond en sémiotique théorique (études culturelles, épistémologie, phénoménologie, sémiotique cognitive, biosémiotique, etc.) ou les études de cas en sémiotique appliquée (arts, médias, rhétorique, religions, urbanisme, traduction, éducation, etc.) sont attendus. Les perspectives inter- ou trans-disciplinaires, suturant les études sémiotiques aux domaines qui lui sont historiquement proches (anthropologie, philosophie, sociologie, psychologie, esthétique, linguistique, communication, etc.), sont également valorisées.

Le comité fondateur de la revue a programmé l’élaboration d’un numéro par année. Ce rythme décent est reconduit à ce jour pour des raisons de maintien de la qualité et afin de favoriser le temps long de la recherche. Il permet d’accompagner correctement les auteur·e·s dans la révision et le perfectionnement de leurs articles, lorsque nécessaire. Chaque production de la revue est orientée en fonction d’un thème évocateur, qui a pour vocation de constituer un dossier. D’autres articles peuvent compléter le numéro en varia. À l’exception des introductions aux dossiers, des entretiens, des recensions et de certaines traductions déjà publiées d’autre part, tous les articles sont soumis à un processus d’évaluation en double aveugle par les pairs. Dans tous les cas, le comité de publication assure une première évaluation en cohérence avec les exigences et les visées de la revue, en considération des apports intellectuels avérés et potentiels des propositions et des manuscrits qui lui sont soumis.

Politique sur la propriété intellectuelle et la diffusion

Le Cygne noir est publié uniquement au format numérique et est entièrement disponible en libre accès.

L’auteur·e conserve la propriété intellectuelle et son droit d’auteur sur le contenu original de son article. En contrepartie de la publication dans la revue Cygne noir, l’auteur·e cède une licence exclusive de première publication et donne également droit à la revue de reproduire et de diffuser l’article, regroupé avec d’autres articles ou individuellement, sur tous médias connus ou à venir en sa propriété.

Lors de la citation ou de la reproduction d’extraits d’un article ou de tout autre contenu du Cygne noir, il est nécessaire de fournir la référence bibliographique complète de première publication (le titre du document, le nom des auteur·e·s, la mention de la revue Cygne noir, la date et le lieu de publication). Les reproductions intégrales limitées peuvent être autorisées moyennant une permission explicite du Cygne noir à cet effet.

Le Cygne noir souscrit à la licence sur la propriété intellectuelle Creative Commons CC BY-NC-ND 4.0 International : attribution de la propriété intellectuelle à l’auteur·e de l’article ainsi qu’au Cygne noir, revue d’exploration sémiotique (diffuseur original) – aucune utilisation commerciale autorisée – aucune modification ou dérivation permise sans l’autorisation préalable de la direction du Cygne noir. Cette licence s’applique à la totalité du contenu de la revue. La reproduction des logos ou de toute composante de l’identité visuelle du Cygne noir est également encadrée par cette réglementation et doit être préalablement autorisée par la direction de la revue.

Pour toute demande concernant les droits d’auteur, de reproduction ou de diffusion, veuillez contacter la direction de la revue [direction@revuecygnenoir.org].

Politique sur l’autoarchivage

Le Cygne noir permet le partage des articles par leur auteur·e selon les modalités suivantes :

  • Partage de la version soumise pour évaluation : non permis.
  • Partage de la version acceptée par les pairs : non permis.
  • Partage de la version publiée : après la publication du numéro, les auteur·e·s peuvent partager librement le lien vers la version publiée de leur article ainsi que le document pdf final qui leur a été fourni par la revue.

Politique antiplagiat

L’auteur·e est seul·e responsable de l’originalité de l’article : aucune partie significative de l’article ne doit avoir été publiée sous forme d’article ou de chapitre auparavant.

La revue Cygne noir refuse toute forme de plagiat. Est considéré comme un acte de plagiat le fait de : (1) copier, en tout ou en partie, les travaux d’autrui en les faisant passer pour siens; (2) copier, en tout ou en partie, ses propres travaux déjà publiés, sans mentionner la référence de la publication originale (autoplagiat).

Avant la publication d’un article, l’auteur·e confirme à la revue qu’elle ou il est bien la personne détentrice des droits et qu’elle ou il n’enfreint pas les droits d’autrui, ni pour le texte, ni pour les figures, illustrations et tableaux (s’il y a lieu).

Advenant la détection d’un cas de plagiat, la revue prend les mesures suivantes : (1) si un plagiat substantiel est détecté avant la publication, l’article est automatiquement rejeté et la personne fautive ne pourra plus publier dans le Cygne noir; (2) si un plagiat est détecté après la publication, des mesures seront prises pour retirer l’article partout où il est possible de le faire. La personne fautive ne pourra plus publier dans le Cygne noir.